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L’ESC de Montpellier et l’apprentissage.

On parle souvent ici ou , sur ce blog, de l’ascenseur social. Montpellier Plus interroge le directeur de l’École Supérieure de Commece de Montpellier au sujet d’une formation en alternance permettant aux élèves de financer leur scolarité. Rappelons que les écoles de commerce sont souvent chères comparées aux écoles d’ingénieurs qui sont presque toutes publiques. Les écoles ont donc décidé de différentes initiatives.Nous reproduisons l’intégralité de l’article :

Didier Jourdan est un directeur de Sup de Co atypique. Si certains ont les yeux rivés sur le taux de réussite comme d’autres sur la ligne bleue des Vosges, lui poursuit une autre ambition. Depuis son ouverture, l’ESC est pionnière sur le front de l’égalité des chances. Ou de l’ascenseur social… au choix.Et cela continue. Après la création de bourses d’excellence, monitorats, prêts d’honneur et du cursus job alterné et avant la validation des acquis de l’expérience à la prochaine rentrée, voici donc l’apprentissage. La première promotion vient de sortir et le résultat est plutôt excellent. Si bien que désormais, il est ouvert à toutes les filières de l’ESC. »L’ESC de Montpellier est une des seules écoles en France à proposer un programme qui peut vraiment s’intégrer dans le cadre d’un apprentissage », explique Didier Jourdan qui met ses pas dans les traces de la prestigieuse Essec. Chaque année, entre trente et quarante étudiants entrent ainsi dans cette école de commerce qui compte plus de 200 élèves. »Cela a aussi un avantage économique puisque les étudiants sélectionnés sont exonérés de droit de scolarité. Mais nous sommes au-delà d’une insertion dans le réel, c’est un système qui donne du sens à l’acquisition des savoirs ».Comment cela marche ? C’est simple. L’étudiant peut, par ce biais, préparer son diplôme tout en étant rémunéré. « Le rythme est de 15 jours en entreprise et de 15 jours en école. L’apprentissage est une insertion dans la vie. Je suis persuadé qu’il permet aux individus de devenir meilleur ». Pour celui qui arrive à passer avec succès tous les tests, c’est un bac plus 5 qui se profile à l’horizon. »Nous apparaissons souvent comme des écoles élitistes et inaccessibles. Il y aussi une barrière culturelle à dépasser. L’apprentissage permet d’ouvrir l’horizon d’élèves qui ont un réel mérite et qui n’auraient pas pensé, avant, intégrer une école comme la nôtre. Désormais tous les étudiants issus de classes parallèles ou de classes préparatoires peuvent opter en première, en deuxième et en demière année pour un cursus en apprentissage », explique Didier Jourdan, hussard lucide dans le monde des écoles de management.

Plus d’infos ici.

Publié par JS le mercredi 7 mars 2007 à 19:19 dans la rubrique Études, Opinions. Vous pouvez suivre les réactions via ce fil RSS 2.0. Vous pouvez réagir, ou créer un trackback.

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