Archive pour la catégorie 'Opinions'

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8 novembre 2009

Claude Lévi-Strauss et l’éducation.

clsClaude Lévi-Strauss, comme nous le rappelions l’an passé à l’occasion de son centenaire, a enseigné dans des circonstances particulières au Lycée de Montpellier, pas encore appelé Lycée Joffre.
Il a écrit quelques textes sur l’éducation, dont voici un extrait, Propos retardataires sur l’enfant créateur.
 
 
 
 
 
 
 
 

19 janvier 2009

Classement des CPGE de l’Étudiant 2009.

etudiantLe classement des classes prépas de Challenges est sorti. Comme à l’accoutumée, nous mettons en garde sur le caractère « scientifique » de tels classements. Ainsi, 15ème prépa public dans la filière commerciale option « sciences », le lycée se situe dans un groupe d’établissements très resserré, ou à un élève près on peut gagner ou perdre quelques places.

Comme d’habitude, notre PSI* est bien classée (19ème), tout en étant « pénalisée » par sa PSI. Le classement a le mérite de préciser les effectifs de PSI et de PSI*, même si le pourcentage tient sur l’effectif global. Si nous n’avions que la PSI*, notre pourcentage serait 42% et nous serions 7ème, devant nos voisins Thiers et Le Parc.

C’est vrai dans une moindre mesure de la MP*. J’expliquai ici que mécaniquement le pourcentage attribué à Joffre en PSI* est divisé par deux, par rapport à nos voisins Fermat et Thiers par exemple. Le lycée s’enorgueillit cependant de posséder en ses murs une PSI grâce à laquelle les bons élèves peuvent continuer leur scolarité à Joffre, même s’ils ne sont pas « très bons » et ne peuvent pas prétendre à une PSI*.

Globalement le Lycée se classe à un rang digne d’un grand lycée régional. Nos efforts intra muros pour donner les meilleures conditions de travail à nos élèves portent leurs fruits. Concrétement, nous essayons de présenter à nos élèves les objectifs qu’ils doivent se fixer le plus tôt possible, nous les confrontons les uns aux autres, sans concurrence, mais pour que chacun donne le meilleur. Nous essayons également d’être attentifs à leurs difficultés. Pour vous en convaincre, venez en discuter avec nos élèves lors des Portes Ouvertes. Le temps et l’énergie fournies « obligent » les élèves à s’impliquer autant que nous et cela insuffle une dynamique à la classe.

Nos efforts extra muros se poursuivent pour attirer plus d’élèves en prépa, et à Joffre bien sûr les élèves motivés et ambitieux, volontaires.

Dans ce classement, deux classes se distinguent :

Les BCPST se classent au 4ème rang, derrière Sainte-Geneviève (Versailles), Clémenceau à Nantes et Saint-Louis (en face de la Sorbonne).
Les Khâgneux sont 3èmes, derrière les intouchables Louis-Le-Grand et Henri IV, dont, il faut bien l’avouer, nous ne pourrons jamais approcher le recrutement.

Au-delà de notre satisfaction personnelle, ça fait du bien de voir des établissements de province s’immiscer à un tel rang : cela garantit aux meilleurs élèves du pays, quelle que soit leur origine sociale (sous-entendu : si les parents ne peuvent payer des études à Paris) de trouver une classe prépa capable de le préparer aux concours les plus prestigieux.

18 décembre 2008

30% de boursiers au Lycée Joffre?

Le président de la République a cette semaine fixé comme objectif 30% de boursiers en classes préparatoires. La moyenne nationale est de 22%, le Lycée se situe au-dessus de la moyenne. Il nous faudra « convaincre » un élève boursier de plus par classe pour atteindre cet objectif.

En effet, aucune place ne sera réservée aux boursiers. Ils feront comme toujours candidature à égalité avec tous les autres candidats. Le défi consiste donc à amener plus de boursiers à candidater en classes préparatoires. Il faut comprendre les freins qui existent encore. Pour cela, une seule solution : informer. Dans l’académie de Montpellier, nos Zones d’Exclusion Programmées sont essentiellement rurales. En effet, l’éloignement de Montpellier, le moindre accès aux informations (forum, Portes Ouvertes) nous prive encore de certains bons élèves. Pour cette raison, nous sommes plus présents encore cette année auprès des Lycées ruraux (visite à Lodève, Clermont-l’Hérault). Seul Mende nous a résisté cette année, en raison de la neige!

Il faut bien faire passer le message que les classes préparatoires sont la voie de la réussite. Rappelons ainsi qu’actuellement, il y a plus de places aux concours des écoles d’ingénieurs que de candidats. Conséquence : tout élève sérieux admis en classe préparatoire peut réussir. Les filières des écoles de commerce sont réputées coûteuses. En réalité, le coût de la scolarité est compensé par des stages bien rémunérés, des aides spécifiques à ces écoles, des prêts avantageux. Disons simplement qu’aucun élève n’a dû renoncer à intégrer HEC pour des raisons financières. Dans ce domaine, nous apportons notre pierre grâce à un partenariat avec des banques, pour nos élèves.

Mais le point crucial n’est pas abordé dans la proposition de M. Sarkozy : pourquoi, alors que 22% des élèves de prépa sont boursiers, il y a bien moins de 22% des polytechniciens qui le sont? * Les élèves issus de milieux modestes seraient-ils moins brillants que les autres?

Ce point est crucial car les véritables élites du pays sortent des très grandes écoles (X, ENS, Centrale, Mines). Même si les milieux modestes sont bien représentés en prépa, ou disons pas moins bien que dans d’autres filières du supérieur, ils sont voués à intégrer des écoles moins prestigieuses que celles du Top 10.

Donc, les élèves issus de milieux modestes seraient-ils moins brillants que les autres? Bien sûr que non. La preuve en est qu’il y a trente ans, un quart environ des élèves de l’X et des ENS étaient issus de milieux modestes. Nous en connaissons tous.

Les raisons à cette évolution sont multiples, mais j’en vois deux. D’abord, la part que prennent les parents dans l’orientation est déterminante, dans un sens come dans l’autre (pousser ou non ses enfants à des études longues). Au point que des voix s’élèvent en Allemagne pour demander la restauration de l’influence du milieu enseignant, en prolongeant la journée de travail, par exemple.

Le deuxième point est que les élèves qui suivent une scolarité dans de mauvaises conditions sont pénalisés par des connaissances moindres, ou imprécises, et une grande différence culturelle avec les élèves des milieux aisés. C’est là le résultat de la massification des trente dernières années.

Là est le véritable défi à relever pour intégrer les élèves de tous milieux dans toutes les grandes écoles. Nous avons discuté de cette situation avec mon collègue Jean-Paul Brighelli sur le podcast du Lycée.

* En fait 0% des X sont boursiers, pour la simple raison que tous touchent une indemnité, quelle que soit leur situation personnelle. Je veux bien entendu dire par là que moins de 22% des X sont boursiers au moment de passer le concours!

21 septembre 2008

Résultats 2008 : MP*.

Les résultats des concours 2008 vont être mis en ligne progressivement dans les deux semaines qui viennent. Cette année, je commenterai les résultats de toutes les filières pour en rappeler les caractéristiques.

Nous commençons avec la MP*. Cette classe prépare, comme toute classe « étoile » (la classe regroupant les meilleurs élèves de la filière), à Polytechnique, Centrale, Mines-Ponts et bien sûr les ENS.

Les intégrations y sont toujours de grande qualité, notamment à Centrale. Un gros tiers de la classe est admis à une école dite du Top, c’est-à-dire les toutes meilleures écoles (X, Centrales Paris, Supélec, Mines de Paris, Ponts & Chaussées, ENSTA, Sup Aéro, Télécom Paris) à l’exception des Écoles Normales Supérieures, exclues des classements des magazines. Le lycée se distingue à ce niveau par une forte préférence des élèves pour les ENS, au détriment des Mines de Paris, Centrale Paris ou l’École Polytechnique. Admis à une ENS et à l’une de ces très Grandes Écoles, nos élèves choisissent quasiment systématiquement d’intégrer une ENS. Ainsi, il y a deux ans, 7 intégrés à l’ENS contre 1 seul à l’X. Ce ratio est complétement différent dans les autres grands lycées de province (Fermat par exemple) : environ 2 X pour 1 Normalien. Cette préférence de nos élèves pour des carrières de science plus fondamentale est flatteuse pour nos enseignants, car on se dit que ceux-ci donnent à leurs élèves le goût des sciences, et qu’ils décident ensuite de poursuivre une carrière de chercheur, mais dans le même temps elle pénalise notre Lycée dans les classements des magazines qui ne prennent en compte que les écoles d’ingénieurs. C’est dit.

Je voudrais terminer en mettant en exergue les résultats des filles de cette classe. La filière MP est en grande majorité constituée de garçons (les filles préfèrent traditionnellement la bio et la chimie aux maths), mais dans notre MP* elles tirent toujours leur épingle du jeu. Cette année, deux d’entre elles sont admises à l’École Normale Supérieure d’Ulm, le concours le plus sélectif de tous, qui ouvre les portes de l’école qui donne à la France ses nombreuses médailles Fields.
15 mai 2008

Classement des vœux.

Le classement des vœux se poursuit jusqu’au 31 mai. Vous pouvez donc toujours ordonner les formations auxquelles vous postulez, et pourquoi pas ne pas classer certains vœux, si depuis le mois de mars vous avez décidé plus précisément de ce que vous souhaitez faire. Rappelons que si vous classez une formation non sélective en premier, cette formation vous sera accordée et vous ne pourrez pas de toute façon prétendre aux vœux suivants. Il faut donc placer ses vœux prépas en premier.

La dernière étape de la procédure est primordiale : il vous faudra être présent au mois de juin pour répondre aux propositions, même si c’est pour répondre oui à son premier vœu! Sans cette validation, on vous considérera comme démissionnaire. Il faut bien répondre « Oui définitif » à un moment donné.

Au fond, qu’est-ce-que le Lycée Joffre peut bien vous offrir de particulier? Lors d’une récente réunion, moi et mes collègues étions nombreux à évoquer comme point fort de notre lycée nos relations avec les élèves. Sont-elles vraiment particulières? Après tout, les étudiants de CPGE sont nombreux à louer l’implication personnelle de leurs profs. Est-ce-que la situation de Joffre est vraiment particulière? Pour mon cas personnel, je dirai, après réflexion, oui. Nous attachons un soin particulier à faciliter le passage Term -> CPGE. Ce site est le reflet de ce souci : la bibliographie proposée a pour but de conseiller les élèves dans leur préparation, de les pousser à réfléchir et arriver en prépa avec une bonne motivation et des projets ambitieux.
Ensuite, si vous êtes admis en PCSI, vous serez invités à suivre via ce blog des révisions à la fin de l’été en maths physique et chimie. Exercices de révisions, occasion de rappels de cours, qui sont un moyen de cibler vos révisions sur les points du programme les plus utiles en prépa, occasion d’entrevoir la suite aussi…
Pendant l’année, je dispense des fiches de cours pour aider les élèves à hiérarchiser les nombreuses notions abordées, pour mieux apprendre leur cours et faire face à la somme d’information.
La fin de l’année approche, et nos petits lycéens sont maintenant de vrais taupins. Il faut maintenant penser à la préparation des concours, en termes de performances. Pour cela, nos élèves ont droit à un concours blanc, pour mener des révisions complètes et subir un peu de pression. S’ajoutent en ce qui me concerne un oral type concours, une épreuve de TP. Les voilà prêts à passer en Spé.
De nombreux collègues à Joffre font preuve de cette implication également, et je me dis que moi-même, élève, je n’ai pas eu droit à tant d’attentions…

7 juillet 2007

Débat.

ens logoDans le Figaro d’aujourd’hui, Marie-Christine Bellosta, de l’École Normale Supérieure, analyse la façon dont est enseigné le français au gré des réformes. Nombre de parents pourront constater à quel point les choses ont changé depuis leur passage au lycée.Et si on enseignait le français en France ?

7 mars 2007

L’ESC de Montpellier et l’apprentissage.

On parle souvent ici ou , sur ce blog, de l’ascenseur social. Montpellier Plus interroge le directeur de l’École Supérieure de Commece de Montpellier au sujet d’une formation en alternance permettant aux élèves de financer leur scolarité. Rappelons que les écoles de commerce sont souvent chères comparées aux écoles d’ingénieurs qui sont presque toutes publiques. Les écoles ont donc décidé de différentes initiatives.Nous reproduisons l’intégralité de l’article :

Didier Jourdan est un directeur de Sup de Co atypique. Si certains ont les yeux rivés sur le taux de réussite comme d’autres sur la ligne bleue des Vosges, lui poursuit une autre ambition. Depuis son ouverture, l’ESC est pionnière sur le front de l’égalité des chances. Ou de l’ascenseur social… au choix.Et cela continue. Après la création de bourses d’excellence, monitorats, prêts d’honneur et du cursus job alterné et avant la validation des acquis de l’expérience à la prochaine rentrée, voici donc l’apprentissage. La première promotion vient de sortir et le résultat est plutôt excellent. Si bien que désormais, il est ouvert à toutes les filières de l’ESC. »L’ESC de Montpellier est une des seules écoles en France à proposer un programme qui peut vraiment s’intégrer dans le cadre d’un apprentissage », explique Didier Jourdan qui met ses pas dans les traces de la prestigieuse Essec. Chaque année, entre trente et quarante étudiants entrent ainsi dans cette école de commerce qui compte plus de 200 élèves. »Cela a aussi un avantage économique puisque les étudiants sélectionnés sont exonérés de droit de scolarité. Mais nous sommes au-delà d’une insertion dans le réel, c’est un système qui donne du sens à l’acquisition des savoirs ».Comment cela marche ? C’est simple. L’étudiant peut, par ce biais, préparer son diplôme tout en étant rémunéré. « Le rythme est de 15 jours en entreprise et de 15 jours en école. L’apprentissage est une insertion dans la vie. Je suis persuadé qu’il permet aux individus de devenir meilleur ». Pour celui qui arrive à passer avec succès tous les tests, c’est un bac plus 5 qui se profile à l’horizon. »Nous apparaissons souvent comme des écoles élitistes et inaccessibles. Il y aussi une barrière culturelle à dépasser. L’apprentissage permet d’ouvrir l’horizon d’élèves qui ont un réel mérite et qui n’auraient pas pensé, avant, intégrer une école comme la nôtre. Désormais tous les étudiants issus de classes parallèles ou de classes préparatoires peuvent opter en première, en deuxième et en demière année pour un cursus en apprentissage », explique Didier Jourdan, hussard lucide dans le monde des écoles de management.

Plus d’infos ici.

28 février 2007

Ingénieurs et ortograf

L’ECE organise un concours de dictée à l’attention des élèves des Grandes Écoles d’Ingénieurs. Le directeur s’explique ici

19 février 2007

Une initiative à saluer

Le Monde rapporte une initiative exemplaire d’un enseignant de Meaux visant à pousser ses élèves à l’étude des langues anciennes. Inciter chacun à l’excellence dès le secondaire est en effet le meilleur moyen d’augmenter la proportion d’élèves issus de milieux socialement sous-représentés dans les études supérieures. On ne peut pas décréter qu’une part donnée des élèves de prépas doivent être issus de ces milieux. ce serait les pousser à l’échec. En effet, réussir sa classe prépa passe par le goût de l’effort et de l’excellence. Ces notions doivent être intériorisées très tôt pour bien se préparer aux études supérieures. Cela est rendu possible si les parents s’en chargent, comme dans les milieux où les parents sont eux-mêmes issus d’une grande école, ou si les professeurs poussent leurs élèves les plus brillants dans les voies les plus difficiles.Il est à noter que les débouchés des élèves concernés dans l’articles sont très variés. Pour qui a pratiqué le grec ou le latin, il est évident que les qualités d’analyse et de logique nécessaires à une bonne version, ainsi que l’étymologie, sont des atouts précieux dans les études scientifiques.

31 janvier 2007

À propos des résultats

J’ai sous les yeux le classement annuel des classes préparatoires du magazine Challenges. Ces classements sont sujets à caution comme le rappellent prudemment nos collègues du Lycée du Parc de Lyon.Je prendrai quelques exemples : en classes scientifiques, le Top 7 est constitué de l’X, Mines de Paris, Ponts & Chaussées, Centrale Paris et Supélec. Jusque là, aucun problème. Ensuite, pourquoi retenir Sup Aéro et non l’ENSTA ou Télécom Paris, alors que ces deux écoles nécessitent pour être intégrées des rangs similaires?! Il en est de même entre Supoptique et Centrale Lyon sur le concours Centrale. Il serait donc juste de prendre en compte les admissions et non les intégrations, car bien entendu, un élève admis à Télécom Paris et à SupAéro peut très bien choisir Télécom Paris et ainsi ne pas être comptabilisé. On voit le caractère aléatoire de la démarche. Considérons nos résultats de PSI* :

  • Supposons que tous nos élèves de PSI* ayant été admis à l’une des écoles notées dans le Top 7 de Challenges aient intégré cette école. Nous aurions alors 18 intégrés au lieu de 11, ce qui nous place à la 13ème place au lieu de la 18ème! Nous serions ainsi juste derrière le Lycée Thiers de Marseille.
  • Supposons que nous ne tenons compte que des effectifs de notre classe *, le pourcentage d’élèves ayant intégré le Top 7 monte à 23%. Nous voici 11ème.
Ce dernier point est important car certains Lycées ne possèdent que des classes « étoile » en PSI (c’est le cas du Lycée Fermat de Toulouse (13ème), du Lycée du Parc (8ème) et du Lycée Thiers de Marseille (21ème)). Que se passe-t-il dans ce cas-là? D’abord, cela signifie que les élèves admis en PSI (pas *) quittent le Lycée et continuent leur scolarité dans une autre prépa. Ce n’est donc pas le cas à Joffre, où nous disposons d’une PSI et d’une PSI*. D’autre part, les élèves de classe non * ne préparent pas les écoles du Top 7. Or le pourcentage calculé dans ce classement tient compte de l’effectif total de la section, à savoir, pour nous, les élèves de PSI et PSI*. Notre lourd effectif global fait chuter « mécaniquement » nos résultats. Pour comparer nos résultats à ces trois lycées, il faudrait donc tenir compte uniquement des élèves de PSI* : dans ce cas, le pourcentage d’élèves ayant intégré le Top 7 monte à 23%. Nous sommes alors classés 11èmes.

Si enfin, tous nos élèves admis par leur rang dans une école du Top 7 l’avaient intégrée, et en ne tenant compte que des PSI*, nous montons à 38% et nous voici 5ème!Pour l’option MP il en va de même. Nous avons ainsi 3 admis à l’X, qui n’apparaissent pas puisqu’ils ont choisi une ENS. Nous avons en effet 7 intégrés dans une École Normale Supérieure, ce qui est un excellent résultat puisque sur les 3 ENS 137 places sont ouvertes. Cette année, Télécom Paris était plus difficile à avoir que Sup Aéro, ce qui rend la démarche sujette à caution. Bref, si nos élèves avaient choisi en priorité des Écoles dites du Top 7, nous aurions ainsi 16% d’élèves dans ce Top, cela nous propulserait en 12ème position.Ces remarques s’appliquent bien sûr à tous les lycées, et le classement pourrait refléter une bonne moyenne de la situation. Cela est vrai pour les grands lycées parisiens qui possèdent souvent plusieurs classes « étoile », et donc le résultat a une valeur statistique. Cependant, pour la plupart des lycées, qui ne comportent qu’une classe « étoile », le choix des élèves ou les effectifs ont pour conséquence de faire entrer ou sortir le lycée du classement, sans que cela reflète le véritable niveau des élèves ou la qualité de la préparation.L’article déplore la disparité Paris/Province, or celle-ci est moindre sur les concours des ENS. Et nos élèves choisissent presque systématiquement l’ENS par rapport à l’X. Le cas s’est produit cette année en PC* et MP* (12 élèves en ENS pour ces deux classes).Nous voyons donc que le classement dépend de la structure de l’établissement et des choix des élèves.Qu’est-ce-qu’un bon lycée? Un lycée qui permet à un élève d’intégrer une école correspondant à son niveau. Nous offrons cette possibilité en proposant des classes « étoile » et « non étoile » au sein du Lycée dans chacune des voies scientifiques. Nous conservons pratiquement tous nos élèves en seconde année, en les orientant dans la classe adéquate. Le lycée joue ainsi son rôle de lycée régional chargé de former les meilleurs éléments de l’académie, avec un cursus adapté. Enfin, pour juger de la valeur d’un enseignement, il faudrait corréler les résultats avec, par exemple, les mentions au bac des élèves préparant les concours dans ces lycées.

  • Statistiques du concours PC.
  • Statistiques du concours MP.
  • Statistiques du concours PSI.