Archive pour la catégorie 'Opinions'

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21 septembre 2008

Résultats 2008 : MP*.

Les résultats des concours 2008 vont être mis en ligne progressivement dans les deux semaines qui viennent. Cette année, je commenterai les résultats de toutes les filières pour en rappeler les caractéristiques.

Nous commençons avec la MP*. Cette classe prépare, comme toute classe “étoile” (la classe regroupant les meilleurs élèves de la filière), à Polytechnique, Centrale, Mines-Ponts et bien sûr les ENS. 

Les intégrations y sont toujours de grande qualité, notamment à Centrale. Un gros tiers de la classe est admis à une école dite du Top, c’est-à-dire les toutes meilleures écoles (X, Centrales Paris, Supélec, Mines de Paris, Ponts & Chaussées, ENSTA, Sup Aéro, Télécom Paris) à l’exception des Écoles Normales Supérieures, exclues des classements des magazines. Le lycée se distingue à ce niveau par une forte préférence des élèves pour les ENS, au détriment des Mines de Paris, Centrale Paris ou l’École Polytechnique. Admis à une ENS et à l’une de ces très Grandes Écoles, nos élèves choisissent quasiment systématiquement d’intégrer une ENS. Ainsi, il y a deux ans, 7 intégrés à l’ENS contre 1 seul à l’X. Ce ratio est complétement différent dans les autres grands lycées de province (Fermat par exemple) : environ 2 X pour 1 Normalien. Cette préférence de nos élèves pour des carrières de science plus fondamentale est flatteuse pour nos enseignants, car on se dit que ceux-ci donnent à leurs élèves le goût des sciences, et qu’ils décident ensuite de poursuivre une carrière de chercheur, mais dans le même temps elle pénalise notre Lycée dans les classements des magazines qui ne prennent en compte que les écoles d’ingénieurs. C’est dit.

Je voudrais terminer en mettant en exergue les résultats des filles de cette classe. La filière MP est en grande majorité constituée de garçons (les filles préfèrent traditionnellement la bio et la chimie aux maths), mais dans notre MP* elles tirent toujours leur épingle du jeu. Cette année, deux d’entre elles sont admises à l’École Normale Supérieure d’Ulm, le concours le plus sélectif de tous, qui ouvre les portes de l’école qui donne à la France ses nombreuses médailles Fields.
15 mai 2008

Classement des vœux.

Le classement des vœux se poursuit jusqu’au 31 mai. Vous pouvez donc toujours ordonner les formations auxquelles vous postulez, et pourquoi pas ne pas classer certains vœux, si depuis le mois de mars vous avez décidé plus précisément de ce que vous souhaitez faire. Rappelons que si vous classez une formation non sélective en premier, cette formation vous sera accordée et vous ne pourrez pas de toute façon prétendre aux vœux suivants. Il faut donc placer ses vœux prépas en premier.

La dernière étape de la procédure est primordiale : il vous faudra être présent au mois de juin pour répondre aux propositions, même si c’est pour répondre oui à son premier vœu! Sans cette validation, on vous considérera comme démissionnaire. Il faut bien répondre “Oui définitif” à un moment donné.

Au fond, qu’est-ce-que le Lycée Joffre peut bien vous offrir de particulier? Lors d’une récente réunion, moi et mes collègues étions nombreux à évoquer comme point fort de notre lycée nos relations avec les élèves. Sont-elles vraiment particulières? Après tout, les étudiants de CPGE sont nombreux à louer l’implication personnelle de leurs profs. Est-ce-que la situation de Joffre est vraiment particulière? Pour mon cas personnel, je dirai, après réflexion, oui. Nous attachons un soin particulier à faciliter le passage Term -> CPGE. Ce site est le reflet de ce souci : la bibliographie proposée a pour but de conseiller les élèves dans leur préparation, de les pousser à réfléchir et arriver en prépa avec une bonne motivation et des projets ambitieux.
Ensuite, si vous êtes admis en PCSI, vous serez invités à suivre via ce blog des révisions à la fin de l’été en maths physique et chimie. Exercices de révisions, occasion de rappels de cours, qui sont un moyen de cibler vos révisions sur les points du programme les plus utiles en prépa, occasion d’entrevoir la suite aussi…
Pendant l’année, je dispense des fiches de cours pour aider les élèves à hiérarchiser les nombreuses notions abordées, pour mieux apprendre leur cours et faire face à la somme d’information.
La fin de l’année approche, et nos petits lycéens sont maintenant de vrais taupins. Il faut maintenant penser à la préparation des concours, en termes de performances. Pour cela, nos élèves ont droit à un concours blanc, pour mener des révisions complètes et subir un peu de pression. S’ajoutent en ce qui me concerne un oral type concours, une épreuve de TP. Les voilà prêts à passer en Spé.
De nombreux collègues à Joffre font preuve de cette implication également, et je me dis que moi-même, élève, je n’ai pas eu droit à tant d’attentions…

7 juillet 2007

Débat.

ens logoDans le Figaro d’aujourd’hui, Marie-Christine Bellosta, de l’École Normale Supérieure, analyse la façon dont est enseigné le français au gré des réformes. Nombre de parents pourront constater à quel point les choses ont changé depuis leur passage au lycée.Et si on enseignait le français en France ?

7 mars 2007

L’ESC de Montpellier et l’apprentissage.

On parle souvent ici ou , sur ce blog, de l’ascenseur social. Montpellier Plus interroge le directeur de l’École Supérieure de Commece de Montpellier au sujet d’une formation en alternance permettant aux élèves de financer leur scolarité. Rappelons que les écoles de commerce sont souvent chères comparées aux écoles d’ingénieurs qui sont presque toutes publiques. Les écoles ont donc décidé de différentes initiatives.Nous reproduisons l’intégralité de l’article :

Didier Jourdan est un directeur de Sup de Co atypique. Si certains ont les yeux rivés sur le taux de réussite comme d’autres sur la ligne bleue des Vosges, lui poursuit une autre ambition. Depuis son ouverture, l’ESC est pionnière sur le front de l’égalité des chances. Ou de l’ascenseur social… au choix.Et cela continue. Après la création de bourses d’excellence, monitorats, prêts d’honneur et du cursus job alterné et avant la validation des acquis de l’expérience à la prochaine rentrée, voici donc l’apprentissage. La première promotion vient de sortir et le résultat est plutôt excellent. Si bien que désormais, il est ouvert à toutes les filières de l’ESC.”L’ESC de Montpellier est une des seules écoles en France à proposer un programme qui peut vraiment s’intégrer dans le cadre d’un apprentissage”, explique Didier Jourdan qui met ses pas dans les traces de la prestigieuse Essec. Chaque année, entre trente et quarante étudiants entrent ainsi dans cette école de commerce qui compte plus de 200 élèves.”Cela a aussi un avantage économique puisque les étudiants sélectionnés sont exonérés de droit de scolarité. Mais nous sommes au-delà d’une insertion dans le réel, c’est un système qui donne du sens à l’acquisition des savoirs”.Comment cela marche ? C’est simple. L’étudiant peut, par ce biais, préparer son diplôme tout en étant rémunéré. “Le rythme est de 15 jours en entreprise et de 15 jours en école. L’apprentissage est une insertion dans la vie. Je suis persuadé qu’il permet aux individus de devenir meilleur”. Pour celui qui arrive à passer avec succès tous les tests, c’est un bac plus 5 qui se profile à l’horizon.”Nous apparaissons souvent comme des écoles élitistes et inaccessibles. Il y aussi une barrière culturelle à dépasser. L’apprentissage permet d’ouvrir l’horizon d’élèves qui ont un réel mérite et qui n’auraient pas pensé, avant, intégrer une école comme la nôtre. Désormais tous les étudiants issus de classes parallèles ou de classes préparatoires peuvent opter en première, en deuxième et en demière année pour un cursus en apprentissage”, explique Didier Jourdan, hussard lucide dans le monde des écoles de management.

Plus d’infos ici.

28 février 2007

Ingénieurs et ortograf

L’ECE organise un concours de dictée à l’attention des élèves des Grandes Écoles d’Ingénieurs. Le directeur s’explique ici

19 février 2007

Une initiative à saluer

Le Monde rapporte une initiative exemplaire d’un enseignant de Meaux visant à pousser ses élèves à l’étude des langues anciennes. Inciter chacun à l’excellence dès le secondaire est en effet le meilleur moyen d’augmenter la proportion d’élèves issus de milieux socialement sous-représentés dans les études supérieures. On ne peut pas décréter qu’une part donnée des élèves de prépas doivent être issus de ces milieux. ce serait les pousser à l’échec. En effet, réussir sa classe prépa passe par le goût de l’effort et de l’excellence. Ces notions doivent être intériorisées très tôt pour bien se préparer aux études supérieures. Cela est rendu possible si les parents s’en chargent, comme dans les milieux où les parents sont eux-mêmes issus d’une grande école, ou si les professeurs poussent leurs élèves les plus brillants dans les voies les plus difficiles.Il est à noter que les débouchés des élèves concernés dans l’articles sont très variés. Pour qui a pratiqué le grec ou le latin, il est évident que les qualités d’analyse et de logique nécessaires à une bonne version, ainsi que l’étymologie, sont des atouts précieux dans les études scientifiques.

31 janvier 2007

À propos des résultats

J’ai sous les yeux le classement annuel des classes préparatoires du magazine Challenges. Ces classements sont sujets à caution comme le rappellent prudemment nos collègues du Lycée du Parc de Lyon.Je prendrai quelques exemples : en classes scientifiques, le Top 7 est constitué de l’X, Mines de Paris, Ponts & Chaussées, Centrale Paris et Supélec. Jusque là, aucun problème. Ensuite, pourquoi retenir Sup Aéro et non l’ENSTA ou Télécom Paris, alors que ces deux écoles nécessitent pour être intégrées des rangs similaires?! Il en est de même entre Supoptique et Centrale Lyon sur le concours Centrale. Il serait donc juste de prendre en compte les admissions et non les intégrations, car bien entendu, un élève admis à Télécom Paris et à SupAéro peut très bien choisir Télécom Paris et ainsi ne pas être comptabilisé. On voit le caractère aléatoire de la démarche. Considérons nos résultats de PSI* :

  • Supposons que tous nos élèves de PSI* ayant été admis à l’une des écoles notées dans le Top 7 de Challenges aient intégré cette école. Nous aurions alors 18 intégrés au lieu de 11, ce qui nous place à la 13ème place au lieu de la 18ème! Nous serions ainsi juste derrière le Lycée Thiers de Marseille.
  • Supposons que nous ne tenons compte que des effectifs de notre classe *, le pourcentage d’élèves ayant intégré le Top 7 monte à 23%. Nous voici 11ème.
Ce dernier point est important car certains Lycées ne possèdent que des classes “étoile” en PSI (c’est le cas du Lycée Fermat de Toulouse (13ème), du Lycée du Parc (8ème) et du Lycée Thiers de Marseille (21ème)). Que se passe-t-il dans ce cas-là? D’abord, cela signifie que les élèves admis en PSI (pas *) quittent le Lycée et continuent leur scolarité dans une autre prépa. Ce n’est donc pas le cas à Joffre, où nous disposons d’une PSI et d’une PSI*. D’autre part, les élèves de classe non * ne préparent pas les écoles du Top 7. Or le pourcentage calculé dans ce classement tient compte de l’effectif total de la section, à savoir, pour nous, les élèves de PSI et PSI*. Notre lourd effectif global fait chuter “mécaniquement” nos résultats. Pour comparer nos résultats à ces trois lycées, il faudrait donc tenir compte uniquement des élèves de PSI* : dans ce cas, le pourcentage d’élèves ayant intégré le Top 7 monte à 23%. Nous sommes alors classés 11èmes.

Si enfin, tous nos élèves admis par leur rang dans une école du Top 7 l’avaient intégrée, et en ne tenant compte que des PSI*, nous montons à 38% et nous voici 5ème!Pour l’option MP il en va de même. Nous avons ainsi 3 admis à l’X, qui n’apparaissent pas puisqu’ils ont choisi une ENS. Nous avons en effet 7 intégrés dans une École Normale Supérieure, ce qui est un excellent résultat puisque sur les 3 ENS 137 places sont ouvertes. Cette année, Télécom Paris était plus difficile à avoir que Sup Aéro, ce qui rend la démarche sujette à caution. Bref, si nos élèves avaient choisi en priorité des Écoles dites du Top 7, nous aurions ainsi 16% d’élèves dans ce Top, cela nous propulserait en 12ème position.Ces remarques s’appliquent bien sûr à tous les lycées, et le classement pourrait refléter une bonne moyenne de la situation. Cela est vrai pour les grands lycées parisiens qui possèdent souvent plusieurs classes “étoile”, et donc le résultat a une valeur statistique. Cependant, pour la plupart des lycées, qui ne comportent qu’une classe “étoile”, le choix des élèves ou les effectifs ont pour conséquence de faire entrer ou sortir le lycée du classement, sans que cela reflète le véritable niveau des élèves ou la qualité de la préparation.L’article déplore la disparité Paris/Province, or celle-ci est moindre sur les concours des ENS. Et nos élèves choisissent presque systématiquement l’ENS par rapport à l’X. Le cas s’est produit cette année en PC* et MP* (12 élèves en ENS pour ces deux classes).Nous voyons donc que le classement dépend de la structure de l’établissement et des choix des élèves.Qu’est-ce-qu’un bon lycée? Un lycée qui permet à un élève d’intégrer une école correspondant à son niveau. Nous offrons cette possibilité en proposant des classes “étoile” et “non étoile” au sein du Lycée dans chacune des voies scientifiques. Nous conservons pratiquement tous nos élèves en seconde année, en les orientant dans la classe adéquate. Le lycée joue ainsi son rôle de lycée régional chargé de former les meilleurs éléments de l’académie, avec un cursus adapté. Enfin, pour juger de la valeur d’un enseignement, il faudrait corréler les résultats avec, par exemple, les mentions au bac des élèves préparant les concours dans ces lycées.

  • Statistiques du concours PC.
  • Statistiques du concours MP.
  • Statistiques du concours PSI.
23 décembre 2006

Précisions sur les classes prépas.

Au détour de nos visites dans les Lycées voisins, les forums, il apparaît que nous n’insistons pas assez sur les points forts des classes prépas en terme de coût de ces études. Notamment, même s’il est connu que les classes prépas sont réparties sur tout le territoire et avec des frais de scolarité nuls, il est moins connu que les études dans une grande école sont également très accessibles.

  • Les Grandes Écoles sont publiques.
  • Elles disposent de résidence pour leurs étudiants.
  • Les stages y sont financés.
  • Il est très facile d’obtenir un prêt ou de bénéficier de l’aide des associations d’anciens élèves.

Ah oui, certaines offrent des places de fonctionnaires. Tout cela, nous le savons mais peut-être n’insistons-nous pas assez sur ces points qui différencient les cpge d’autres voies. Nous déplorions encore récemment avec mon collègue J.-P. Brighelli que les classes prépas et les grandes écoles ont tous les atouts pour servir d’ascenceur social, et qu’elles ne jouent plus ce rôle. Alors ces informations ont leur importance.Elles sont donc détaillées ici sur notre site.

22 mars 2006

Un parcours.

Parmi les podcasts que j’écoute régulièrement, j’ai découvert sur pomcast.com l’interview du développeur de iDive, logiciel d’acquisition et gestion de vidéo numérique. Pourquoi vous parler de ceci? Parce que le parcours de Matthieu Kopp, le fondateur de l’éditeur Aquafadas, est évocateur des possibilités offertes par les Grandes Écoles. Diplômé de l’École Centrale de Paris, docteur en astrophysique, il s’est orienté ensuite vers le développement logiciel sur Mac. Le logiciel iDive a été récompensé et la société Aquafadas a été primée lors du Concours national d’aide à la Création d’entreprises de Technologies innovantes. Pour ne rien gâcher, l’entreprise est localisée à Montpellier, sur Cap Omega. Les écoles généralistes permettent donc plus que jamais de “rebondir” dans sa vie professionnelle et de développer si nécessaire sa propre activité autour d’un de ses centres d’intérêt. Vous pourrez constater à quel point le projet de Matthieu a été réfléchi et ciblé, ce qui en a garanti le succès.Bonne écoute.Pour écouter ce podcast :

  • Vous abonner à pompompompom.
  • La page de ce podcast : vous aurez un lien vers le podcast en MP3 (standard podcast) ou en AAC chapitré (enhanced podcast).

 

15 février 2006

Boursiers : alimentons le débat.

Lu sur le blog d’INT Management : quelques réflexions sur les vœux présidentiels et le souhait émis à cette occasion de voir plus de boursiers en CPGE. Christian Margaria s’exprime sur le fait que l’on trouve moins de bousiers en CPGE que dans d’autres filières du supérieur :Par contre je me permets de penser qu’un tiers d’élèves boursiers en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) n’est pas un objectif en soi. Les classes préparatoires recrutent déjà les bacheliers qui ont le niveau nécessaire pour suivre la formation dispensée et qui en expriment le désir. Le problème est, et je me suis déjà exprimé à maintes reprises sur le sujet, de travailler an amont afin d’éviter toute forme d’autocensure des bacheliers. Étayons ce raisonnement : il y a actuellement 38,1% de boursiers en BTS, 38,6% en IUT, 28,4% en DEUG et 17,8 en CPGE. Comme aucun dossier de bachelier n’est éliminé sur la caractéristique boursier / non boursier, on peut conclure que les bacheliers issus de milieux non favorisés choisissent majoritairement les filières courtes professionnalisantes au détriment de la filière CPGE Grandes Écoles qui apparaît comme un long tunnel de cinq ans… Remarquons aussi qu’ils préfèrent les DUT & BTS aux premiers cycles universitaires qui ne sont pas une garantie d’employabilité, on le sait.Les prépas sont donc une filière ouverte qui pâtit d’une image élitiste socialement parlant. Rappelons que la scolarité en prépas est gratuite et que les boursiers bénéficient en priorité de l’internat et ainsi d’un logement bon marché.Plus sur le blog de l’int management (lire les commentaires).